Dakhla. La création d'un micro-Etat dans le Maghreb va à l'encontre de la paix et de la stabilité dans la région, a affirmé le premier secrétaire-adjoint de l'Union socialiste des Forces populaires, M. Fathallah Oualalou. Dans un entretien, paru vendredi, au quotidien Al Ittihad Al Ichtiraki, M. Oualalou a souligné qu'un micro-Etat n'est pas viable, au moment où le monde connait l'émergence de grands ensembles régionaux, indiquant que le Maroc et l'Algérie ne sont pas les seuls concernés par cette question qui touche également une partie importante de l'Afrique et de l'Europe, selon MAP. "Nous cohabitons avec un voisinage difficile à cause des positions des responsables algériens allant à l'encontre, non seulement du projet d'édification maghrébine, mais aussi de l'intégrité territoriale du Royaume", a-t-il poursuivi. M. Oualalou a également fait savoir que le +polisario+ n'est qu'un groupe minoritaire qui n'est pas représentatif des sahraouis dont la majorité approuve le projet d'autonomie. Le Maroc, a-t-il ajouté, est réputé pour sa "tradition de pluralisme" dont il faut savoir tirer profit dans le cadre de la réhabilitation de la politique et des partis politiques. Par ailleurs, sur le plan économique, M. Oualalou a appelé à la mise en œuvre de la deuxième génération de réformes allant dans le sens de la diversification du tissu économique, loin de "toute logique rentière", et à l'élaboration d'une nouvelle étude du partenariat Euroméditerranéen.
Pas importants en matière de lutte contre la discrimination et la violence à l'égard des femmes
Le Maroc a franchi des pas importants en matière de lutte contre les différentes formes de violence et de discrimination à l'égard des femmes, un travail salué par les instances et les organisations internationales, a affirmé Mme Saadia Belmir, Magistrate à la Cour Suprême et vice-présidente du Comité contre la Torture (CAT) des Nations Unies. Grâce au dialogue, le Maroc a réussi à réformer un grand nombre de Lois conférant ainsi plus de droits et d'égalité aux femmes, a relevé l'experte onusienne qui participe, mardi et mercredi à Madrid, à des journées de réflexion sur "l'action internationale contre la violence à l'égard des femmes". Mme Belmir, qui a été invitée par les organisateurs de ces journées pour livrer son point de vue ainsi que l'expérience du Maroc en matière de lutte contre les différentes formes de violence à l'égard des femmes, a salué l'effort fourni par l'Etat Marocain en la matière. Elle a, dans ce contexte, cité la réforme du statut du code personnel, communément appelé "La Moudouwana", une réforme qui confère plus de droits et d'égalités aux femmes et qui reflète la voie que le Maroc a choisi d'emprunter celle du progrès et de la modernité. Cette réforme, qui est d'ailleurs citée comme exemple dans le monde arabe et musulman ainsi qu'en Occident, est une grande réussite pour le Maroc, un pays qui reconnaît l'élément genre comme composante essentielle dans la défense des droits de l'Homme. D'ailleurs la composante du genre est présente avec force dans les recommandations de l'Instance Equité et Réconciliation, une instance créée par le Maroc, premier pays arabe et musulman à avoir eu le courage de solder son passif des violations des droits humains, a-t-elle fait remarquer. Au Maroc, l'élément genre est reconnu comme composante essentielle dans la défense des droits humains, a-t-elle affirmé, citant dans ce contexte la création au sein du Conseil Consultatif des Droits Humains (CCDH) d'une cellule dédiée exclusivement aux actions en faveur des femmes. Certes le chemin parcouru par le Royaume en matière de lutte contre la discrimination et la violence du genre est appréciable, mais les femmes ainsi que les associations de la société civile demandent "un peu plus de pénalisation de la violence à l'égard des femmes", a fait remarqué l'experte onusienne qui a salué le travail important accompli par la société civile marocaine. Elle a également attiré l'attention sur l'importance de l'éducation comme moyen pouvant contribuer à juguler le phénomène de la violence du genre. S'agissant de l'arsenal juridique relatif à la lutte contre la violence du genre, elle a affirmé que tout arsenal juridique ne peut réussir que s'il est accompagné d'un travail de sensibilisation et de rectification de certaines représentations idéologiques, culturelles et anthropologiques. Selon MAP, organisées par l'Université Carlos III de Madrid et Casa América, en collaboration notamment avec le ministère espagnol des Affaires étrangères et le Secrétariat d'Etat espagnol à l'Egalité, ces journées de réflexion sont consacrées à dresser le bilan et à dégager une vision complète sur les contraintes qui se posent à la consécration de la lutte contre la violence du genre à l'échelle internationale. La rencontre, qui est rehaussée par la participation d'experts internationaux comme Rashida Manjoo, la rapporteuse spéciale de l'ONU sur la violence contre les femmes et Soledad Murillo, membre du comité des Nations Unies contre la discrimination des femmes, offre également l'occasion de réfléchir sur la violence à l'égard des femmes en accordant un intérêt spécial aux incidences des représentations culturelles et religieuses sur ce phénomène universel. Les participants à cette rencontre internationale, marquée également par la présence de journalistes internationaux spécialisés, de représentants de gouvernements et d'ONG actives en la matière, vont également passer en revue les actions internationales contre la violence du genre et réfléchir sur le degré d'efficacité de l'application de la Loi et les contraintes notamment sociales, anthropologiques et culturelles auxquelles elle se heurte.
Maroc Sud: Une stratégie énergétique claire et ambitieuse
Le Maroc a adopté une stratégie énergétique claire et ambitieuse et mis en place des projets majeurs dans le domaine des énergies renouvelables et de l'efficacité énergétique, notamment pour la production de quelque 2.000 MW en solaire et autant en éolien à l'horizon 2020, a souligné M. Mohamed Adyel, conseiller de la ministre de l'Energie, des Mines, de l'Eau et de l'Environnement. "Ce sont des projets intégrés. Il ne s'agit pas uniquement de produire de l'énergie électrique à partir des énergies renouvelables mais bien de développer une intégration industrielle au Maroc et de promouvoir la recherche, l'innovation et la formation des compétences", a affirmé M. Adyel en marge du Salon des énergies renouvelables de Lyon (15-18 février) avec le Maroc comme invité d'honneur. Afin d'encourager l'intégration industrielle, a-t-il indiqué, une offre Maroc a été présentée pour inciter les industriels étrangers à venir au Maroc pour s'implanter et produire localement des équipements qui servent à la production de l'électricité à partir des énergies renouvelables.
L'offre Maroc s'articule autour du volet infrastructure, qui prévoit l'installation de plateformes Industrielles intégrées garantissant 2000 ha à un coût attractif, du volet capital humain, avec la mise en place de formations dédiées au secteur dans plusieurs écoles et du volet incitations fiscales et financières. Une journée Maroc a été organisée ce mercredi au Salon des énergies renouvelables de Lyon au cours de laquelle les représentants des organismes marocains impliqués dans la stratégie nationale des énergies renouvelables ont échangé avec les professionnels étrangers du secteur sur les moyens susceptibles de lancer des coopérations et des partenariats gagnant-gagnant dans ce secteur vital et prometteur, selon Noureddine Ellaouzi, MAP. Au cours de cette journée, l'Office national de l'Electricité (ONE) a présenté le programme des énergies renouvelables au Maroc. Le projet solaire marocain, quant à lui, a été présenté par Moroccan Agency for solar Energy (Masen), alors que la stratégie de l'efficacité énergétique a été exposée par l'Agence des Energies renouvelables et de l'efficacité énergétique. Le pavillon marocain au Salon des énergies renouvelables, aménagé sur une superficie de 200 m2, a connu une grande affluence tout au long de cette édition et suscité l'intérêt aussi bien des professionnels du secteur que des autorités de la Ville de Lyon et de la Région Rhône-Alpes.
La nouvelle stratégie énergétique marocaine avait été présentée mardi à Lyon, à l'occasion de l'inauguration officielle du Salon des énergies renouvelables, où le Maroc est l'invité d'honneur de l'édition 2011 de cette manifestation de grande envergure. Lors d'une conférence de presse organisée à cette occasion, M. Mohamed Adyel a rappelé que cette stratégie mise en oeuvre en 2009 pour satisfaire les besoins croissants du Maroc en énergie, a pour objectifs principaux de sécuriser l'approvisionnement du pays en diverses formes d'énergie, d'en assurer la disponibilité permanente et l'accessibilité généralisée à des prix équitables et abordables et de rationaliser l'utilisation et l'exploitation des sources énergétiques dans le respect de l'environnement.
Desertec: 400 milliards d’euros
Les deux plus grandes banques italiennes UniCredit et Intesa Sanpaolo ont annoncé, récemment, qu’elles rejoignaient le projet Desertec de centrales solaires géantes en Afrique du Nord et au Moyen-Orient. D’un investissement de près de 400 milliards d’euros, le projet Desertec vise à créer d’ici 40 ans un vaste réseau d’installations éoliennes et solaires en Afrique du Nord et au Moyen-Orient. Le protocole d’accord y afférent avait été signé, le 13 juillet 2009 à Munich, par douze sociétés basées en Europe, au Proche-Orient et en Afrique du Nord. Les installations prévues sont censées fournir à terme jusqu’à 15% de la consommation d’électricité de l’Europe.
Dans un communiqué, UniCredit a indiqué qu’elle prenait part à Desertec en devenant actionnaire de la société DII, qui chapeaute le projet, sans pour autant préciser le niveau de sa participation. Pour sa part, Intesa Sanpaolo a annoncé, dans un communiqué, qu’elle rejoignait Desertec en tant que « partenaire associé et sponsor». DII se trace pour objectifs de définir d’ici fin 2012 les grandes lignes de Desertec: emplacement des installations, financement, répartition approximative entre solaire et éolien. Parmi les principaux initiateurs allemands du projet figurent le réassureur Munich Re, les groupes d’énergie EON et RWE ou encore Deutsche Bank. D’autres groupes ont, par la suite, rejoint le projet comme les italiens Enel Green Power et Terna, le français Saint-Gobain ou encore l’espagnol Red Electrica.
Zones désertiques au potentiel de développement endogène assez limité.
La technologie Haute Tension en Courant Continu permettrait à une seule ligne électrique de transférer de très grandes capacités (équivalente à la puissance électrique totale installée du Maroc) sur de longues distances. Ce n'est qu'avec cette technologie que le transport d'électricité renouvelable d'Afrique du Nord vers un marché Euro-méditerranéen intégré pourrait se faire moyennant des pertes en lignes limitées. En stabilisant les réseaux électriques à leurs points extrêmes, le recours à ce type de transfert, efficient à grande échelle, faciliterait également l’intégration locale d’énergies éoliennes disponibles aussi bien en Afrique du Nord que sur le continent Européen. L’intégration de ces ressources éoliennes à une échelle régionale serait d’autant plus justifiée que leurs distributions saisonnières, en termes de pics de productions, s’avèrent être complémentaires. Alors qu’en Europe, la production éolienne maximale est en hivers, les ressources éoliennes alizées du Sahara atteignent leurs pics de production en été. Cette période coïncide par ailleurs à une consommation électrique accrue des pays Euro-méditerranéens. De ce fait, tout en intégrant un projet de développement durable d'une échelle significative sur le continent Africain, cette demande énergétique estivale pourrait être satisfaite par le biais d'énergies renouvelables non carbonées, générées et transférées à des prix compétitifs. Les perspectives du Projet Sahara Wind développées au niveau de la façade Atlantique du continent Nord Africain balayée par les vents alizés, sonts complémentaires aux initiatives européennes envisagées depuis dans la région Euro-méditerranéenne. La pertinence ainsi que le rôle catalytique des technologies solaires à développer à travers plusieurs initiatives régionales ont par ailleurs été soulignées lors de la présentation du Projet Sahara Wind au Parlement Européen dès l'année 2002. En termes de rendement économique, le Projet Sahara Wind d'une puissance éolienne de plus de 5000 MW déployée en tranches successives permettrait de valoriser des zones désertiques au potentiel de développement endogène assez limité. La ressource éolienne des plateaux Sahariens qui s'étendent sur une côte de plusieurs milliers de kilomètres, nécessitera encore quelques années avant d'être évaluée avec plus de précisions. Elle représente dès à présent l'une des grandes ressources éoliennes au monde, à ce stade encore inexploitée. La taille de cette zone, les caractéristiques des vents alizés ainsi que la proximité géographique de ce gisement éolien par rapport aux marchés Nord Africains et Européens combinés offrent des perspectives de développment durable très prometteuses pour la région.
Maroc Sud: Un meilleur rendement énergétique
La production annuelle d'électricité éolienne pouvant être produite à partir de parcs éoliens densément agencés dans des régions ventées peut atteindre 0.1 à 0.15 TWh/km² [Tezlaff]. Au sud du Maroc une densité de seulement 7 MW/km² de puissance installée suffirait à produire 0.028 TWh/km² par an. Puisqu'une densité d'aérogénérateurs plus élevée tends à affaiblir la productivité globale d’un parc éolien, la disponibilité de vastes espaces désertiques pour de grands projets éoliens intégrés permettrait d’utiliser un espacement optimal entre aérogénérateurs favorisant ainsi un meilleur rendement énergétique. Etant donné que la côte desertique du Maroc jusqu'au Sénégal s'étend sur plus de 2000 kilomètres, une densité de moins de 2.4MW/km² de puissance installée sur une partie de ce territoire, suffirait en principe à produire plus de 1000 TéraWatt/heure par an. Cette production serait équivalente à près de la moitié de la consommation en électricité de l'ensemble des pays de l'Union Européenne (2300TWh). Ce potentiel, s'il est exploité comme décrit ci-dessus, ne peut être utilisé sur place, car il représente plusieurs dizaines de fois les besoins cumulés en électricité des pays d'Afrique du Nord. De plus, les centres de populations pouvant engendrer une consommation électrique significative sont concentrés dans des villes situées à plus d'un millier de kilomètres de cette zone. De ce fait, afin d'avoir accès à ce gisement d'énergie renouvelable, seules des technologies permettant des transferts de capacités électriques très importantes (de l'ordre de plusieurs Giga-Watts) sont actuellement disponibles sur le marché. Ces technologies permettent de limiter les pertes en ligne ainsi que les décalages en phases du courant alternatif sur de longues distances. Les volumes de transferts possibles par le biais de lignes haute tension en courant continu ne sont pas adaptés à l'échelle des besoins électriques que l'on trouve actuellement en Afrique du Nord.
Dakhla: Un modèle économiquement viable, localement intégré
Les côtes Sahariennes qui s'étendent du Maroc jusqu'au Sénégal représentent les plus vastes, les mieux ventés et les moins densément peuplés des sites potentiellement exploitables par le réseau électrique européen auxquels ils sont déjà reliés. Ainsi avec les données prélevées sur des sites récemment mesurés, une production annuelle dépassant les 4500 heures pourrait être obtenue, ce qui représente un record en matière de productivité éolienne. La dimension de ce gisement éolien est impressionnante puisque la longueur de cette côte, pour ne mentionner que celle-ci, dépasse les 2000 kilomètres. D’importantes quantités d'électricité éolienne pourraient être ainsi générées et transférées en sollicitant une infrastructure en lignes électriques beaucoup mieux adaptée que celles actuellement utilisées. Afin d'éviter les pertes, la technique de lignes Haute Tension à Courant Continu (HTCC) pourrait être envisagée. Pour une capacité unitaire dépassant les 5000 MW, cette technologie pourrait limiter les pertes en ligne à pleine charge à moins de 10% sur une distance dépassant les 3000 kilomètres. Cette distance serait suffisante pour livrer une électricité produite sur les côtes et plateaux Saharien de Tarfaya jusqu'en Allemagne.
L’option de produire de l'énergie éolienne à grande échelle dans un espace Euro-méditerranéen intégré, devrait nous permettre d’envisager l'avenir de cette ressource naturelle comme un élément moteur au développement durable et intégré de la région. Cette énergie renouvelable devrait ainsi satisfaire la demande significative en énergie des pays européens de manière propre et diversifiée. Le développement local d'une économie basée sur l'intégration des énergies renouvelables devrait, dans le contexte précité, permettre d'amorcer un décollage industriel, économique et social significatif de la façade Atlantique d'Afrique du Nord. L'objectif de la société de développement éolien Sahara Wind Inc. est de concrétiser cette vision à travers la plateforme du Projet Sahara Wind. Initié dès 1993 et présenté au Parlement européen en 2002, le Projet Sahara Wind a inspiré plusieurs initiatives industrielles et politiques européennes visant à capitaliser sur ce concept. En tant qu’initiative régionale provenant du continent africain, le Projet Sahara Wind a focalisé dès sa création sur un modèle économiquement viable, localement intégré, basé sur la mise en valeur de cette ressource éolienne significative.
Sahara Marocaine: Un espace Euro-méditerranéen intégré
Les besoins grandissants en électricité dans le monde avec leurs conséquences néfastes sur l'environnement font que l'énergie éolienne - réputée être l'une des moins chères parmi les renouvelables – serait la mieux placée pour satisfaire les besoins électriques du marché Européen, l'un des plus grands au monde. Le développement de l'énergie éolienne est un succès européen, et son potentiel pourrait être assez grand pour subvenir aux besoins électriques de toute l'Europe. Cette alternative reste toutefois difficilement envisageable, car la densité de population européenne reste très élevée, ce qui limite considérablement les superficies mobilisables. Même en étendant ses capacités de production dans des zones moins intéressantes en terme de rendement éolien, engendrant au passage des surcoûts de production, l'Allemagne qui représente un leader mondial du secteur ne pourrait guère couvrir qu'une fraction de sa consommation électrique globale par énergie éolienne. D’ailleurs le taux de croissance de capacité éolienne installé a fortement diminué ces dernières années. La saturation des sites actuellement exploitables sera bientôt atteinte, ce qui représente un délai assez court pour permettre à une industrie éolienne en pleine expansion de contribuer de manière significative à un approvisionnement énergétique durable du continent européen. Si l’Allemagne reste pionnière dans ce secteur, les autres pays européens seront bientôt confrontés aux mêmes difficultés. Afin de ne pas compromettre l’avenir d’une source d’énergie propre et renouvelable, certaines alternatives pourraient être envisagées, comme l’exploitation du potentiel éolien en mer (off-shore). Cependant certains pays européens n'ont qu'un accès limité à la mer comparé à une demande énergétique interne très élevée. Il serait donc envisageable que ces pays puissent importer d'importantes quantités d'énergie éolienne de régions mieux ventées. Des territoires énormes avec d'excellents gisements éoliens se trouvent à proximité de l'Europe, où les densités de population sont de l'ordre de 1/100ème de celles d'Europe, et où les besoins en électricité restent encore très limités.
Le PNUD visite des projets de développement à Asrir
Une délégation représentant le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) a effectué, dimanche, une visite à plusieurs projets réalisés dans la commune d'Asrir, province de Guelmim. Cette délégation était composée de M. Yannick Glémarec, Directeur de la finance environnementale et climatique du PNUD (New-York), Mme Mirey Atallah, conseillère technique régionale PNUD /PEM (Afrique et Pays Arabes) et M. Abdelkébir Mdaghri El Alaoui, responsable des programmes de développement et de l'environnement, au Bureau du PNUD au Maroc. Accompagnés du wali de la région Guelmim-Smara, gouverneur de la province de Guelmim, M. Abdellah Amimi, les membres de la délégation ont visité une coopérative féminine de production avicole, un centre pour la production du couscous et pâtes alimentaires et l'école primaire écologique Mohamed Ben Amrou El Asriri. Ils ont également visité Ain Tajanant, relevant de la commune de Tighmart, une unité de conditionnement et de valorisation de cactus et de dates, la zaouia Moulay El Bachir d'alphabétisation et de mémorisation du Saint Coran, une unité traditionnelle d'extraction de l'huile d'olive, la coopérative féminine Âl Qafila (Caravane), ainsi que le musée de Tighmart et un complexe touristique. M. Glémarec a mis en exergue l'importance de la participation effective des jeunes et des femmes de la région à ces projets, qui contribuent à la création d'emplois et d'activités génératrices de revenus. Pour sa part, M. Mdaghri a souligné que cette visite s'inscrit dans le cadre du suivi des projets lancés par le PNUD, en collaboration avec l'agence du sud, notamment la mise en œuvre du plan conjoint de développement de la région d'Asrir. Grâce à cette vision claire du programme, les projets ont commencé à donner leur fruit, à travers la création d'emplois pour les diplômés, la préservation de culture locale ou la valorisation du patrimoine naturel oasien, a-t-il indiqué, relevant la création de plus de 120 emplois, en une année et demi. En marge de cette visite, le président de la commune d'Asrir, M'Barek Nafaoui, a passé en revue les grandes lignes du programme de développement communal (2009-2014), qui a pour objectif de conforter le développement économique et social, promouvoir le tourisme oasien et de d'améliorer le niveau de vie des habitants. Ce programme vise à faciliter l'accès de la population aux services sociaux, promouvoir l'investissement économique et les activités génératrices de revenus, créer des emplois, renforcer les compétences des acteurs locaux et à renforcer le partenariat avec la société civile, selon MAP..
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