Dakhla. Les notables, des élus et toutes les composantes de la tribu des "Oulad Dlim"se sont réunis ce dimanche 22 mai 11 à Dakhla à la suite des arrestations, des poursuites et des violations excessives des droits de l'homme que subissent les freres de la tribu des "oula dlim" et autres tribus sahraouis dans les camps de Tindouf en territoire algérien à cause du soulèvement populaire qu'ont connu les camps des réfugiés  le samedi   20Mai 2011 et aussi à cause des provocations et arrestations en début du mois de Mai pendant le festival du cinéma dans la "wilaya de Dakhla", ils affirment donc qu'ils suivent de prés et avec amertume toutes les souffrances que subissent les sahraouis dans les camps de la "hamada" dans des conditions inhumaines et ceci dans une violation flagrante de toutes les conventions internationales et de ce fait ils déclarent ce qui suit:

1- Leur totale condamnation aux agissements inhumains (torture, séquestration..), que subissent leurs frères dans les camps de Tindouf par le biais du "Polisario".

2- Considèrent le gouvernement algérien comme responsable de toutes ces violations des droits humains  exerçaient à l'encontre de leurs frères Sahraouis sur le territoire Algérien.

3- Font un appel pressant au secrétaire général des Nations-Unies ,au conseil de sécurité, aux organisations gouvernementales et non gouvernementales des droits de l'homme et à la communauté internationale d'intervenir implicitement pour protéger les droits et les libertés des Sahraouis dans les camps de la "hamada" en territoire Algérien.

4- Demandent l'interventions des organisations internationales pour la libération immédiate des détenus Sahraouis, suite au  noulèvement populaire du Mois de Mai 2011 qu'ont connu les camps de Tindouf.

5- Prient le Ministre Marocain des affaires étrangères et de la coopération d'inclure le volet des droits de l'homme sur l'agenda des négociations non officielles sur le Sahara à fin de protéger les libertés et les droits des sahraouis dans les camps de Tindouf contre les agissements abusifs du F.Polisario.

6- Prient la communauté internationale notamment le conseil de sécurité de faire pression pour l'aboutissement d'une autonomie sous la souveraineté du Maroc sachant que seule cette solution peut garantir la sécurité, le développement de la région et la construction d'un Maghreb fort et solidaire.

7- Déclarent leur totale adhésion au projet moderniste véhiculé par sa Majesté le Roi M6 dans les provinces Sahraouie, fondé sur le développement, la démocratie et le respect des droits humains. Comme qu'ils affirment leur soutient à l'initiative réformiste, courageuse et aux projets avangardistes de développement dirigé par sa majesté pour la construction du Maroc du futur. 

Les provinces du Sud à l'honneur au festival "Nass'' en juin prochain à Bruxelles


Dakhla. La culture hassanie caractéristique des provinces du Sud du Royaume, sera à l'honneur, les 3 et 4 juin prochain à Bruxelles, dans le cadre du festival ''Nass'', à l'initiative de la Maison des Cultures et de la Cohésion sociale de la Commune belge de Molenbeek Saint-Jean. Cette manifestation culturelle par excellence s'offre comme une évasion pour découvrir la vie et les traditions de cette région du Maroc à travers notamment des animations sous tente, des expositions, la lecture de poésie hassanie, des soirées musicales et la découverte de l'art culinaire et de l'artisanat local, ont indiqué les organisateurs. 

Ce festival permettra ainsi de mettre en relief le patrimoine marocain sahraoui fortement imprégné de la culture hassanie notamment la poésie, ont-ils souligné, ajoutant que cette culture constitue une des expressions de la tradition orale bien vivante et jalousement gardée et qui continue de meubler le quotidien des habitants des provinces du Sud. ''Nass'' mettra aussi l'accent sur cette culture du Sud par le biais de la musique, la danse, et divers ateliers pour transmettre les valeurs et le mode de vie d'une population vivant en harmonie avec l'environnement du désert marocain, ont-ils précisé. Plusieurs groupes et chanteurs confirmés se produiront lors de grandes soirées musicales parmi lesquels des noms représentatifs de la chanson sahraouie de Laâyoune Rachida Talal, Kel Assouf, Zghailina ou encore Selmou.

Une grande fresque réalisée sur une toile de 10 m2 représentant la vie quotidienne et les traditions des habitants des provinces du Sud sera exposée à cette occasion par une quinzaine d'artistes peintres belgo-marocains et de plusieurs autres nationalités, avant d'être offerte au terme de ce festival à la ville de Laâyoune. Ce festival est organisé en collaboration notamment avec l'ambassade du Maroc en Belgique et au Luxembourg, le Conseil européen des sahraouis marocaines, Hispafrica et l'Association des créateurs belgo-marocains. Dans une déclaration, à l'issue d'une visite pour s'enquérir des préparatifs de ce festival, le maire de la Commune de Molenbeek Saint-Jean, M. Philippe Moureaux a souligné que cette manifestation tend à faire ''mieux connaitre'' la culture de cette région du Maroc, la culture étant un véritable vecteur de rapprochement et permet d'avoir une vision plus sereine.

Ce grand festival, a-t-il poursuivi, est un événement culturel qui consacre l'amitié et la coopération entre le Maroc et la Belgique et particulièrement avec la commune de Molenbeek qui compte une forte communauté d'origine marocaine très ouverte à toutes les cultures. Le responsable belge, qui a visité à plusieurs reprises les provinces du Sud, s'est félicité de l'essor et du développement qu'a connus cette région du Maroc, d'où sa volonté d'établir une coopération entre sa commune et cette partie du Royaume. Il a, en outre, salué l'initiative marocaine de régionalisation, se disant convaincu qu'elle contribuera inéluctablement à asseoir la paix dans la région. Dans une déclaration similaire, l'ambassadeur du Maroc et au Luxembourg, M. Samir Addahre, a salué l'initiative d'un pays ami du Maroc d'organiser un tel festival, ajoutant que cette manifestation contribuera davantage à faire connaître les réalités sociales, historiques et économiques des provinces du Sud. Le diplomate a précisé que cette action axée sur la culture permettra de rapprocher encore plus les différentes communautés établies dans cette commune.

Forum de la femme et les perspectives démocratiques

Les travaux «du troisième forum de la femme et les perspectives démocratiques», organisé par l'association Atfalouna pour la solidarité et l'action sociale s'est ouvert, samedi, à Dakhla. Placé sous le signe «Le dynamisme de la femme au sein de la société, un pilier essentiel pour relever les enjeux de la patrie «, cette rencontre de deux jours qui réunit des femmes dirigeantes ou membres d'associations de différentes régions du Royaume, se veut un espace d'échange et de partage d'expériences entre les participants pour renforcer leurs compétences en matière de développement économique et social. Selon la présidente de l'association organisatrice de cet évènement dédié aux questions de la femme, Mme Syato Dlimi, ce forum permettra d'évaluer la participation de la femme marocaine, tant dans les provinces du sud qu'à l'échelle nationale, dans la vie politique et économique et son rôle prioritaire au sein de la société, dans le processus de développement et dans la mise en œuvre de la régionalisation avancée. Ce forum, devenu un rendez-vous annuel accueillant chaque année d'éminentes personnalités féminines de différents domaines, est l'occasion de faire connaître certaines expériences distinguées de femmes ayant réussi des projets pionniers, a-t-elle noté dans une allocution à l'ouverture des travaux. Cette manifestation sera marquée par des communications diverses portant notamment sur «la gestion des projets de proximité sociale : exemple du projet du centre Tinmel pour enfants handicapés mentaux de l'association Nabghi Bladi pour le développement et les uvres sociales», «la participation politique de la femme et son rôle dans le développement» et «le rôle de la femme dans la régionalisation avancée: réalité et enjeux». Au menu également de cette rencontre, qui sera sanctionnée par des recommandations, des exposés sur «l'enseignement de la femme: réalité et perspectives», «la femme marocaine et les changements actuels» et «la santé collective et son rôle dans le développement», selon Map.


Dakhla. Suite à l'explosion criminelle qui a visé, jeudi, un café de la ville de Marrakech, Nass Dakhla, a exprimé Ses sincères condoléances et Sa profonde compassion aux familles des victimes étrangères de cette agression, dénonçant vigoureusement cet acte criminel odieux qui a fait plusieurs victimes innocentes. Nass Dakhla, selon Cherif Mohamed, a également condamné avec force cet acte qui a visé la ville séculaire de Marrakech, symbole de cohabitation entre les religions et les civilisations. Nass Dakhla a exprimé ses sincères condoléances et Sa compassion aux familles des victimes. 

Teach the Children: Libertés fondamentales dans les camps de Tindouf


Dakhla. Teach the Children International a interpellé le Secrétaire général des Nations Unis, Ban ki-Moon, au sujet de l'"atrocité" des conditions de vie dans les camps de Tindouf, en Algérie, en attirant son attention sur les répercussions "négatives" du déni des libertés fondamentales auquel sont assujettis hommes, femmes et enfants séquestrées dans ces camps. "Nous sollicitons votre soutien pour agir contre l'austérité des conditions de vie et les répercussions négatives du déni prolongé des libertés fondamentales sur hommes, femmes et enfants, qui vivent dans les camps de Tindouf sans l'espoir d'un avenir meilleur", souligne la présidente de cette ONG, Nancy Huff, dans une lettre à M. Ban ki-Moon, dont a Limière et Justice a obtenu copie. Les populations de ces camps, a-t-elle déploré, "souffrent d'abus caractérisés des droits de l'homme, n'ont pas le droit de quitter les camps et sont privés de toute liberté de mouvement (...) au mépris de la convention de Genève de 1951 et du Protocol de 1967, dont l'Algérie est pourtant partie signataire", rappelant que lesdits camps sont dirigés par une "poignée d'individus qui exercent un pouvoir totalitaire sur les populations depuis 35 ans".

Teach the Children International, qui est une organisation humanitaire à but non lucratif, se dit d'autre part préoccupée par le sort des familles qui ont été "séparées à leurs corps défendant et par leurs souffrances", appelant le secrétaire général de l'ONU à faire en sorte "afin que cessent ces souffrances en permettant aux populations sahraouies de choisir librement de regagner leur mère patrie le Maroc, où elles peuvent vivre dans la liberté totale et la dignité". Pour cette ONG US, le Conseil de sécurité "se doit de tenir compte des bienfaits et des perspectives qu'offre le plan marocain d'autonomie, qui est soutenu par les Etats-Unis et la France" notamment, faisant observer que cette proposition avait été qualifiée tout récemment par la secrétaire d'Etat US, Hillary Clinton, de "sérieuse, crédible et réaliste" et que l'ancien envoyé personnel du secrétaire général de l'ONU, Peter van Walsum, avait conclu que l'option d'indépendance est un objectif "irréaliste". Le projet marocain d'autonomie, insiste dans ce contexte Nancy Huff, offre au Conseil de sécurité des Nations Unies l'"opportunité" de mettre fin à un conflit qui n'a que trop duré. "Ayant visité les camps de Tindouf en Algérie et le sud du Maroc, je suis convaincue que l'avenir des populations sahraouies se trouvent dans leur pays, le Maroc, ainsi que de l'urgence de leur retour dans leur mère patrie", conclut Mme Huff dans cette lettre.

Rencontre sur le rôle de la presse régionale dans le processus de régionalisation avancée


Dakhla. Le rôle de la presse régionale dans le processus de régionalisation avancée et du développement local a été au centre d'une rencontre organisée, jeudi à Nador, à l'initiative de plusieurs supports médiatiques locaux et régionaux. La rencontre à laquelle ont pris part des élus, des universitaires et des acteurs associatifs, vise à expliquer les grandes lignes du projet de régionalisation avancée, le mode d'approche du projet et les perspectives de sa mise en œuvre à la lumière des mutations que connait le Royaume sur différents plans. Dans une déclaration à EcoDakhla, M. Mohamed Boujida, membre du Conseil Economique et Social a considéré que les conseils provinciaux sont des "institutions handicapées" vu les rô les qui leur sont dévolus aujourd'hui, d'où la nécessité, a-t-il ajouté, de les doter dans le cadre de la nouvelle régionalisation de compétences et de moyens plus importants pour les rendre plus actifs et plus efficients. Le président de la région de Taza-Al Hoceima-Taounat, M. Mohamed Boudra a qualifié, quant à lui, d'"historique" la phase que traverse le Royaume qui connait des mutations politiques majeurs suite à l'annonce du projet de la régionalisation avancée et la réforme constitutionnelle. M. Boudra a, par ailleurs, souligné que la presse locale et régionale n'a pas joué son rôle dans la vulgarisation du projet de régionalisation avancée comme elle l'a fait en ce qui concerne le chantier de la réforme constitutionnelle, ajoutant qu'il est impératif que la presse locale explique à l'opinion publique les fondements du modèle marocain dans ce sens.

1è édition du Prix Ahmed Bouzfour de la Nouvelle littéraire du 13 au 15 mai prochain


Dakhla. L'Académie de l'Education et de la formation de la région Oued Eddahab-Lagouira organisera, du 13 au 15 mai prochain. la première édition du "Prix Ahmed Bouzfour de la Nouvelle littéraire". Ce concours est initié par le club littéraire en collaboration avec la Wilaya de la région, les conseils municipaux de Oued Eddahab et de Dakhla et la délégation régionale de la Culture, indique jeudi un communiqué de l'Académie. Selon les conditions de participation fixées par l'Académie, les candidats doivent être âgés entre 18 et 40 ans et auteurs effectifs de la Nouvelle qu'ils comptent présenter.



Les participants sont tenus d'envoyer une copie de leur oeuvre (jamais publiée auparavant), leurs numéros de téléphone et leurs adresses au courrier électronique: dakhla_almolltaqa@hotmail.fr. La réception des oeuvres est prévue du 23 avril au 9 mai, précise la même source, ajoutant que les noms des lauréats seront annoncés quelques jours après.

Aousserd: Bir-Gandouz, autour de la journée mondiale de l'eau


Dakhla. Une campagne de sensibilisation et d'information autour de la journée mondiale de l'eau, placée cette année sous le thème "L'eau pour les villes, répondre au défi urbain", a été lancée, mardi, à la commune de Bir Gandouz, dans la province d'Aousserd. Cette action de deux jours, organisée à l'initiative de l'association Nass +212, prévoit une série d'activités, dont des conférences sur "l'impact du développement urbain sur la gestion des ressources en eau", "les procédés de développement des ressources hydriques" et l'importance de la célébration de la journée mondiale de l'eau, outre la projection d'un documentaire sur la préservation de l'eau et des campagnes de nettoyage de certains sites dans la commune et l'arrosage et de plantation d'arbres.

La campagne, organisée en coordination avec la préfecture d'Aousserd, l'académie régionale d'éducation et de formation et la commune de Bir Gandouz, sera marquée également par des activités artistiques autour du thème de l'eau à l'adresse des élèves, ainsi que la diffusion de documents et de dépliants à la population pour la sensibiliser aux objectifs de la célébration de la journée mondiale de l'eau. Selon le président de l'association organisatrice, M. Mohamed Cherif, ces journées de sensibilisation visent à attirer l'attention sur les enjeux de protection des ressources en eau face à la croissance démographique et au développement urbain, notant le rôle important de la société civile dans la promotion des valeurs et les pratiques de préservation de l'eau et de l'environnement. La préservation des ressources en eau prend une dimension toute particulière dans les zones désertiques, en raison de la rareté des précipitations et le non renouvellement des ressources souterraine, d'où la nécessité de conjuguer les efforts et mieux assurer une bonne gestion des ressources hydriques disponibles de manière à répondre aux besoins de la population locale et accompagner le développement socio-économique local, a-t-il expliqué dans une allocution au lancement de cette campagne.

Analytique et à la discussion des conclusions du Séminaire international de Dakhla


Dakhla. Le Conseil national des droits de l'homme (CNDH) a organisé, jeudi à Genève, en marge de la 16e session du Conseil des droits de l'homme (CDH) de l'Onu, une conférence pour présenter et débattre des conclusions du Séminaire international sur la dimension de la démocratie et des droits de l'homme dans l'initiative marocaine pour la négociation d'un statut d'Autonomie pour la région du Sahara, tenu à Dakhla les 21 et 22 février 2011. Ouvrant cette conférence, organisée au Palais des Nations, Mustapha Iznasni, membre du CNDH, a donné un aperçu général sur l'Initiative marocaine d'autonomie, tout en mettant en exergue les axes principaux des réformes constitutionnelles annoncées, le 9 mars, par S.M. le Roi Mohammed VI. Ont participé à cette conférence Javier Tajadura Tejada, professeur à l'Université de Bilbao et Juan Martos Quesada, directeur du Département des études arabes et islamiques, à l'Université Complutense de Madrid, qui ont procédé à une présentation analytique et à la discussion des conclusions du Séminaire international de Dakhla, selon Map. Ce séminaire s'est penché sur la dimension de la démocratie et des droits de l'Homme de l'Initiative marocaine d'autonomie. Il s'agissait d'un débat académique et scientifique animé par des séminaristes provenant des différentes régions du monde, d'Amérique du Nord, d'Amérique du Sud, d'Europe, d'Afrique et du monde arabe qui ont porté un regard analytique croisé et transrégional sur la conformité de cette Initiative aux standards internationaux en matière de démocratie et des droits de l'homme, tels qu'ils sont internationalement reconnus, rappelle-t-on.

Les participants ont souligné notamment que l'initiative d'autonomie constitue une réponse conforme au droit international, va au-delà de la demande d'autodétermination de la région et y apporte une réponse concrète, résolvant de manière pacifique et négociée le problème de la décolonisation créé par l'Espagne. Cette initiative, ont-ils aussi relevé, est conforme à la légalité internationale ainsi qu'aux standards juridiques mondialement reconnus et s'inscrit dans le cadre d'un mouvement démocratique mondial qui dépasse la seule expérience marocaine de l'édification d'une société garantissant les libertés individuelles et collectives, de même que le développement économique et social. Cette conférence, qui s'est déroulée en présence de l'ambassadeur représentant permanent du Maroc auprès de l'Office des Nations unies à Genève, Omar Hilale, a donné lieu à un débat au cours duquel les intervenants ont notamment signalé que l'Initiative d'Autonomie est conforme au vœu des populations des provinces du sud, rappelant à ce propos le rôle joué par le Corcas dans son élaboration. Les participants à ce débat ont également noté que l'autonomie est actuellement un fait dans les provinces du sud du Maroc, étant donné, ont-ils soutenu, que les affaires locales y sont gérées par les élus sahraouis locaux. Ils ont, d'autre part, insisté sur l'intérêt que porte la société civile africaine au règlement du problème du Sahara, mettant en avant le rôle pionnier du Maroc dans le continent africain. Ils ont souligné qu'en matière de démocratie le processus d'autonomie contribue à la jouissance effective des droits de l'Homme. Ils ont aussi émis l'espoir de voir la mise en œuvre de l'initiative d'autonomie amener la paix et le développement dans la région.

CNRS-France: Des réformes audacieuses que les élites doivent être capables de porter



Dakhla. Le Pr Mohamed Cherkaoui, sociologue et directeur de recherches au Centre national de la recherche scientifique (CNRS-France) a salué le discours, "incontestablement novateur et politiquement courageux" de SM le Roi Mohammed VI et appelé les élites à ne pas se contenter de "se réjouir ou de critiquer", mais à "entreprendre" pour pouvoir porter ces réformes "audacieuses". our ce spécialiste du Sahara et membre de la Commission consultative de régionalisation (CCR), les réformes annoncées s'inscrivent dans la continuité des grandes réformes entreprises par le Maroc depuis plus d'une décennie dans le cadre du concept de "révolution pacifique" qui est cher à cet intellectuel depuis 2006. Dans une brève analyse livrée en exclusivité à Ecodakhla, l'auteur de l'ouvrage de référence: "Le Sahara. Liens sociaux et enjeux géostratégiques" soutient que les propositions "audacieuses" formulées par le Souverain répondent à la question que tout le monde arabe se pose et à ses revendications légitimes: "démocratiser les systèmes politiques comme unique voie ouverte aux dirigeants et aux élites politiques arabes sous peine de chaos". Ainsi, le Maroc a "montré le chemin sans attendre que les révoltés descendent dans la rue et que les jeunesses donnent une leçon à leurs ainés, il continue à creuser son sillon en donnant l'exemple et le précepte", souligne le Pr. Cherkaoui. La révision profonde de la Constitution montre que Sa Majesté "prend en considération la demande des élites politiques et de la jeunesse" et va même "plus loin: Elle laisse à la nouvelle Commission consultative de révision de la Constitution la liberté de changer de nombreux articles selon le projet royal énoncé en sept points qui intéressent tous les aspects de la vie politique du pays". Sur le plan de la démarche, le sociologue, qui avait développé il y a quelques années dans le cadre de ses recherches en géopolitique le concept de "l'ellipse des crises qui s'étend de l'Atlantique à l'Indus et qui englobe tout le Proche Orient" pour faire pièce aux théories des néoconservateurs américains, le Maroc n'a jamais été  concerné par la solution "autoritaire" et exogène pour imposer le changement. Bien au contraire, le Maroc a opté pour la solution ascendante (Bottom-Up) qui est "locale, endogène et se fonde sur les principes d'une forme de démocratie participative". C'est bien cette deuxième voie que le Royaume a "suivie jusqu'à présent et qu'il entend poursuivre", souligne le Pr. Cherkaoui. Certes, les nouvelles réformes sont "nécessaires, elles sont saluées unanimement au Maroc comme à l'étranger. Certes, elles ne sont à coup sûr pas suffisantes. D'autres verront sans doute le jour", constate-t-il. Mais pour lui, la question fondamentale est de savoir si les élites politiques, économiques et sociales sont capables de jouer leur rôle pour que ces réformes ne demeurent pas uniquement des belles constructions institutionnelles, si elles sont en mesure de les porter et en en respectant l'esprit et la lettre. "Il ne sert à rien de se réjouir ou de critiquer: il faut entreprendre", estime le Pr. Cherkaoui

Dakhla: Des personnalités saluent les orientations démocratiques d'envergure annoncée dans le discours royal


Dakhla. Le président de l'association "Nass" pour le développement durable et l'échange culturel, M. Mohamed Cherif, a souligné, de son côté, que le discours royal a annoncé des décisions audacieuses et judicieuses visant à consolider les bases de la construction démocratique et moderniste au Maroc, notant que le discours consacre le rô le pionnier du Maroc dans le monde arabe en matière de réforme politique et démocratique, de l'élargissement des champs de liberté et de l'ancrage de la régionalisation.

Des élus et acteurs de la société civile dans la région de Oued-Eddahab-Lagouira ont salué "la révolution démocratique" annoncée dans le discours royal du 9 mars, le qualifiant de feuille de route pour la consécration de la bonne gouvernance au niveau régionale et la consolidation des chantiers de réformes politiques et institutionnelles à l'échelle nationale.Selon le président de la région de Oued-Eddahab-Lagouira, M. Boussif El Mami, le discours a "annoncé une révolution démocratique qui vient donner une nouvelle impulsion aux choix modernistes et réformateurs audacieux du Maroc, consacrer la place de la région dans la constitution, et répondre aux aspirations et à la volonté de changement exprimée par les citoyens". Dans une déclaration à MAP, il a relevé que le discours de SM le Roi a annoncé des orientations d'envergure, intégrées et multidimensionnelles, relatives notamment à la réforme constitutionnelle, politique et institutionnelle, notant que le discours royal a ouvert de larges horizons de concertation et de débat entre les différentes composantes de la société civile autour de ces réformes. Il s'est félicité à cet égard des décisions annoncées dans ce discours concernant le renforcement de la place de la région dans la constitution, l'élection des conseils régionaux au suffrage universel direct, et l'attribution aux présidents des conseils régionaux le pouvoir d'exécution des programmes, notant que ces orientations royales contribueront au renforcement de la dynamique que connaît le processus de décentralisation et de démocratie locale en tant que choix inéluctable au Maroc.

Pour sa part, le président du conseil provincial de Oued-Eddahab, M. Sidi Ahmed Bakkar, a précisé que le discours royal reflète la détermination ferme de SM le Roi Mohammed VI de consacrer et d'accélérer les réformes politiques et démocratiques au Maroc, mettant en relief l'intérêt accordé dans ce discours à l'ancrage constitutionnelle de la régionalisation, la consécration de la bonne gouvernance de la chose régionale et à la réforme de la constitution pour raffermir les acquis réalisés au Maroc dans différents domaines. La force des décisions importantes et courageuses annoncées dans ce discours historique requiert une mobilisation résolue de toutes les composantes de la société pour mettre en œuvre le contenu du discours royal et être à la hauteur des aspirations de SM le Roi Mohammed VI, a-t-il soutenu.

Ahmed Abdellaoui et Joumani 

Le président du conseil provincial d'Aousserd, M. Ahmed Abdellaoui, s'est félicité du contenu du discours adressé mercredi par SM le Roi Mohammed VI à la Nation, le qualifiant de discours fort et audacieux qui jette les bases d'une nouvelle étape dans l'histoire du pays et suscite la satisfaction et l'admiration de l'ensemble de la société marocaine. M. Abdellaouia a indiqué que les réformes stratégiques annoncées dans ce discours mettent tout un chacun devant ses responsabilités et exigent de toutes les composantes de la société de se mobiliser pour concrétiser les orientations royales qui insistent sur la consolidation de la démocratie régionale et la consécration de la bonne gouvernance, mettant en relief le rô le des partis politiques dans l'encadrement des citoyens et la consécration de la véritable citoyenneté. Le président du conseil municipal de Dakhla, M. Sidi Slouh Joumani, a mis en exergue les décisions importantes et stratégiques contenues dans le discours royal, qui a-t-il dit, contient des signaux forts concernant le renforcement du processus de gestion démocratique et de bonne gouvernance au niveau national et régional. Il a noté que le discours royal qui vient couronner les réformes globales et audacieuses engagées par SM le Roi Mohammed VI depuis son intronisation, a abordé différents axes liés notamment à la consécration de la régionalisation, à la révision de la constitution et aux réformes politiques. 

Dakhla: Sénateurs américains saluent la dynamique de développement



Des chefs de staff de sénateurs américains saluent la dynamique de développement dans la ville de Dakhla
Dakhla- Une délégation de chefs de staff de sénateurs américains des partis républicain et démocrate, ont salué, vendredi, l'essor que connaît la ville de Dakhla et les programmes mis en place par le Royaume pour la réalisation de diverses politiques de développement dans la région. Dans une déclaration à la presse à l'issue d'une visite effectuée par la délégation américaine au centre régional d'investissement, Mme Clarine Nardi Riddle, a souligné que cette visite a permis aux chefs de staff de sénateurs américains de s'enquérir des projets et des réalisations accomplis dans la région dans différents domaines et des perspectives d'investissement dans les secteurs prometteurs. Mme Riddle s'est dite, à cet égard, "honorée" de visiter la ville de Dakhla en cette période où elle abrite un festival international qui témoigne de son ouverture et de son dynamisme et du climat de stabilité et de paix régnant dans la région. Elle a indiqué que la délégation composée de sept chefs de staff de sénateurs américains, a visité, au cours de son séjour au Maroc, plusieurs villes du Royaume et s'est enquise du progrès réalisé dans différents domaines et du climat d'ouverture dans le pays.

D'autres membres de la délégation ont mis en relief les avancées politiques, sociales et démocratiques enregistrées au Maroc qui "demeure, ont-ils noté, une exception dans son environnement régional, à la faveur des chantiers de réformes pionnières et visionnaires engagées dans différents domaines". Ils ont, par ailleurs, rappelé le soutien d'une majorité de sénateurs américains à l'initiative d'autonomie marocaine, qualifiée par la communauté internationale de crédible et sérieuse. Lors de cette rencontre au centre régional d'investissement, les chefs de staff américains, ont suivi un exposé présenté par le directeur du centre, M. Abdellah Bouhjer, sur les atouts de la région, les opportunités d'investissements qu'elle offre et les perspectives de développement dans différents secteurs d'activités. Répondant à des questions soulevées par la délégation américaine, M. Bouhjer a passé en revue les chantiers structurants mis en place pour promouvoir l'économie régionale, consolider les infrastructures de base et renforcer l'attractivité du territoire, outre une série d'indicateurs reflétant l'intérêt croissant des investisseurs pour la région et l'évolution constante du nombre des projets privés réalisés dans la région.

Il est revenu par ailleurs sur l'approche participative et de concertation adoptée dans la gestion de la chose locale avec la participation et l'adhésion des différents composantes de la population au processus de développement dans la région. Il a également évoqué l'intérêt accordé dans les différents programmes de développement à la préservation de l'environnement et à la réalisation d'un développement durable et intégré.
Les membres de la délégation américaine, qui ont eu des entretiens avec des acteurs de la société civile à Dakhla, ont visité par la suite une série de projets et d'installations de développement dans la région.

Mustapha Iznasni: "L'initiative d'autonomie apporte, meilleur pour les populations de la région en mettant fin à la séparation et à l'exil et en créant les conditions de la réconciliation"


Dakhla. L'initiative d'autonomie proposée par le Maroc en vue de régler définitivement le conflit du Sahara s'inscrit dans le cadre de l'édification d'une société démocratique et moderne, fondée sur l'Etat de droit, les libertés individuelles et collectives et le développement socio-économique, a souligné, lundi à Dakhla, Mustapha Iznasni, membre du Conseil consultatif des droits de l'Homme (CCDH). «Comme telle, cette initiative apporte la promesse d'un avenir meilleur pour les populations de la région en mettant fin à la séparation et à l'exil et en créant les conditions de la réconciliation», a soutenu M. Iznasni à l'ouverture d'un séminaire tenu à l'initiative du CCDH sur «la dimension de démocratie et des droits de l'Homme dans l'initiative marocaine pour la négociation d'un statut d'autonomie pour la région du Sahara». Il a rappelé que le Royaume, en vue de mettre fin à l'impasse et progresser dans une solution politique du conflit du Sahara, s'est inscrit dans une dynamique positive et constructive en soumettant une initiative pour la négociation d'un projet d'autonomie du Sahara dans le cadre de la souveraineté du Maroc et de son unité nationale. Dans le cadre de cette initiative, a-t-il poursuivi, les populations géreront elles-mêmes démocratiquement leurs affaires à travers des organes législatif, exécutif et judiciaire dotés de compétences exclusives, disposeront des ressources financières nécessaires au développement de la région dans tous les domaines et participeront de manière active à la vie économique, sociale et culturelle du Royaume. L'initiative garantit à tous les Sahraouis, à l'intérieur comme à l'extérieur, toute leur place et tout leur rôle, sans discrimination ni exclusion, dans les instances et institutions de la région, a relevé M. Iznasni, qui s'exprimait devant une vingtaine d'experts marocains et étrangers. Ayant procédé au règlement des violations graves perpétrées par le passé en établissant la vérité sur ces violations et leurs contextes, en indemnisant les victimes et leurs ayants droit, en initiant des programmes de réparation communautaires et de préservation de la mémoire, et en procédant à des réformes institutionnelles et juridiques (justice, code pénal et code de procédure pénale), le Maroc envisage de passer à l'étape d'une régionalisation avancée ayant pour objectif de renforcer la démocratie et la gouvernance locales, a-t-il dit. Le CCDH, institution nationale de promotion et de protection des droits de l'Homme, accompagne ces réformes en incitant les pouvoirs publics au respect des engagements internationaux, en élaborant des recommandations et des propositions, en veillant sur les standards internationaux et en jouant un rôle d'intermédiation entre les organes de l'Etat et la société civile, a-t-il fait remarquer, notant que pour accomplir ses missions dans la proximité, le CCDH a ouvert des bureaux régionaux dans la plupart des régions du Royaume. Et d'ajouter que «l'autonomie territoriale trouve son fondement dans la démocratie.

Oualalou: micro-Etat au Maghreb contraire à la paix et la stabilité dans la région


Dakhla. La création d'un micro-Etat dans le Maghreb va à l'encontre de la paix et de la stabilité dans la région, a affirmé le premier secrétaire-adjoint de l'Union socialiste des Forces populaires, M. Fathallah Oualalou. Dans un entretien, paru vendredi, au quotidien Al Ittihad Al Ichtiraki, M.  Oualalou a souligné qu'un micro-Etat n'est pas viable, au moment où le monde  connait l'émergence de grands ensembles régionaux, indiquant que le Maroc et  l'Algérie ne sont pas les seuls concernés par cette question qui touche  également une partie importante de l'Afrique et de l'Europe, selon MAP. "Nous cohabitons avec un voisinage difficile à cause des positions des  responsables algériens allant à l'encontre, non seulement du projet  d'édification maghrébine, mais aussi de l'intégrité territoriale du Royaume",  a-t-il poursuivi. M. Oualalou a également fait savoir que le +polisario+ n'est qu'un groupe  minoritaire qui n'est pas représentatif des sahraouis dont la majorité  approuve le projet d'autonomie. Le Maroc, a-t-il ajouté, est réputé pour sa "tradition de pluralisme" dont il  faut savoir tirer profit dans le cadre de la réhabilitation de la politique et  des partis politiques. Par ailleurs, sur le plan économique, M. Oualalou a appelé à la mise en œuvre  de la deuxième génération de réformes allant dans le sens de la  diversification du tissu économique, loin de "toute logique rentière", et à  l'élaboration d'une nouvelle étude du partenariat Euroméditerranéen.

Pas importants en matière de lutte contre la discrimination et la violence à l'égard des femmes


Le Maroc a franchi des pas importants en matière de lutte contre les différentes formes de violence et de discrimination à l'égard des femmes, un travail salué par les instances et les organisations internationales, a affirmé Mme Saadia Belmir, Magistrate à la Cour Suprême et vice-présidente du Comité contre la Torture (CAT) des Nations Unies. Grâce au dialogue, le Maroc a réussi  à réformer un grand nombre de Lois  conférant ainsi plus de droits et d'égalité aux femmes, a relevé l'experte  onusienne qui participe, mardi et mercredi à Madrid, à des journées de  réflexion sur "l'action internationale contre la violence à l'égard des femmes". Mme Belmir, qui a été invitée par les organisateurs de ces journées pour  livrer son point de vue  ainsi que l'expérience du Maroc en matière de lutte  contre les différentes  formes de violence à l'égard des femmes, a salué  l'effort fourni par l'Etat Marocain en la matière. Elle a, dans ce contexte, cité la réforme du statut du code personnel,  communément appelé "La Moudouwana", une réforme qui confère plus de droits et  d'égalités aux femmes et qui reflète la voie que le Maroc a choisi d'emprunter  celle du progrès et de la modernité. Cette réforme, qui est d'ailleurs citée comme exemple dans le monde arabe et  musulman ainsi qu'en Occident, est une grande réussite pour le Maroc, un pays  qui reconnaît l'élément genre comme composante essentielle dans la défense des  droits de l'Homme.  D'ailleurs la composante du genre est présente avec force dans les  recommandations de l'Instance Equité et Réconciliation, une instance créée par  le Maroc, premier pays arabe et musulman à avoir eu le courage de solder son  passif des violations des droits humains, a-t-elle fait remarquer. Au Maroc, l'élément genre est reconnu comme composante essentielle dans la  défense des droits humains, a-t-elle affirmé, citant dans ce contexte la  création au sein du Conseil Consultatif des Droits Humains (CCDH) d'une cellule  dédiée exclusivement aux actions en faveur des femmes. Certes le chemin parcouru par le Royaume en matière de lutte contre la  discrimination et la violence du genre est appréciable, mais les femmes ainsi  que les associations de la société civile demandent "un peu plus de  pénalisation de la violence à l'égard des femmes", a fait remarqué l'experte  onusienne qui a salué le travail important accompli par la société civile  marocaine. Elle a également attiré l'attention sur l'importance de l'éducation comme  moyen pouvant contribuer à juguler le phénomène de la violence du genre. S'agissant de l'arsenal juridique relatif à la lutte contre la violence du  genre, elle a affirmé que tout arsenal juridique ne peut réussir que s'il est  accompagné d'un travail de sensibilisation et de rectification de certaines  représentations idéologiques, culturelles et anthropologiques.  Selon MAP, organisées par l'Université Carlos III de Madrid et Casa América, en  collaboration notamment avec le ministère espagnol des Affaires étrangères et  le Secrétariat d'Etat espagnol à l'Egalité, ces journées de réflexion sont  consacrées à dresser le bilan et à dégager une vision complète sur les  contraintes qui se posent à la consécration de la lutte contre la violence du  genre à l'échelle internationale.  La rencontre, qui est rehaussée par la participation d'experts internationaux  comme Rashida Manjoo, la rapporteuse  spéciale de l'ONU sur la violence contre  les femmes et Soledad Murillo, membre  du comité des Nations Unies contre la  discrimination des femmes, offre  également l'occasion de réfléchir sur la  violence à l'égard des femmes en accordant un intérêt spécial aux incidences  des représentations culturelles et religieuses sur ce phénomène universel.  Les participants à cette rencontre internationale, marquée également par la  présence de journalistes internationaux spécialisés, de représentants de  gouvernements et d'ONG actives en la matière, vont également passer en revue  les actions internationales contre la violence du genre et réfléchir sur le  degré d'efficacité de l'application de la Loi et les contraintes notamment  sociales, anthropologiques et culturelles auxquelles elle se heurte.  

Maroc Sud: Une stratégie énergétique claire et ambitieuse


Le Maroc a adopté une stratégie énergétique claire et  ambitieuse et mis en place des projets majeurs dans le domaine des énergies  renouvelables et de l'efficacité énergétique, notamment pour la production de  quelque 2.000 MW en solaire et autant en éolien à l'horizon 2020, a souligné M. Mohamed Adyel, conseiller de la ministre de l'Energie, des Mines, de l'Eau et  de l'Environnement. "Ce sont des projets intégrés. Il ne s'agit pas uniquement de produire de  l'énergie électrique à partir des énergies renouvelables mais bien de  développer une intégration industrielle au Maroc et de promouvoir la recherche,  l'innovation et la formation des compétences", a affirmé M. Adyel en marge du  Salon des énergies renouvelables de Lyon (15-18 février) avec le Maroc comme  invité d'honneur. Afin d'encourager l'intégration industrielle, a-t-il indiqué, une offre  Maroc a été présentée pour inciter les industriels étrangers à venir au Maroc  pour s'implanter et produire localement des équipements qui servent à la  production de l'électricité à partir des énergies renouvelables.

L'offre Maroc s'articule autour du volet infrastructure, qui prévoit  l'installation de plateformes Industrielles intégrées garantissant 2000 ha à un  coût attractif, du volet capital humain, avec la mise en place de formations  dédiées au secteur dans plusieurs écoles et du volet incitations fiscales et  financières. Une journée Maroc a été organisée ce mercredi au Salon des énergies  renouvelables de Lyon au cours de laquelle les représentants des organismes  marocains impliqués dans la stratégie nationale des énergies renouvelables ont  échangé avec les professionnels étrangers du secteur sur les moyens  susceptibles de lancer des coopérations et des partenariats gagnant-gagnant  dans ce secteur vital et prometteur, selon Noureddine Ellaouzi, MAP. Au cours de cette journée, l'Office national de l'Electricité (ONE) a  présenté le programme des énergies renouvelables au Maroc. Le projet solaire  marocain, quant à lui, a été présenté par Moroccan Agency for solar Energy  (Masen), alors que la stratégie de l'efficacité énergétique a été exposée par  l'Agence des Energies renouvelables et de l'efficacité énergétique. Le pavillon marocain au Salon des énergies renouvelables, aménagé sur une  superficie de 200 m2, a connu une grande affluence tout au long de cette  édition et suscité l'intérêt aussi bien des professionnels du secteur que des  autorités de la Ville de Lyon et de la Région Rhône-Alpes.

La nouvelle stratégie énergétique marocaine avait été présentée mardi à  Lyon, à l'occasion de l'inauguration officielle du Salon des énergies  renouvelables, où le Maroc est l'invité d'honneur de l'édition 2011 de cette  manifestation de grande envergure. Lors d'une conférence de presse organisée à cette occasion, M. Mohamed Adyel  a rappelé que cette stratégie mise en oeuvre en 2009 pour satisfaire les  besoins croissants du Maroc en énergie, a pour objectifs principaux de  sécuriser l'approvisionnement du pays en diverses formes d'énergie, d'en  assurer la disponibilité permanente et l'accessibilité généralisée à des prix équitables et abordables et de rationaliser l'utilisation et l'exploitation des  sources énergétiques dans le respect de l'environnement.

Desertec: 400 milliards d’euros


Les deux plus grandes banques italiennes UniCredit et Intesa Sanpaolo ont annoncé, récemment, qu’elles rejoignaient le projet Desertec de centrales solaires géantes en Afrique du Nord et au Moyen-Orient. D’un investissement de près de 400 milliards d’euros, le projet Desertec vise à créer d’ici 40 ans un vaste réseau d’installations éoliennes et solaires en Afrique du Nord et au Moyen-Orient. Le protocole d’accord y afférent avait été signé, le 13 juillet 2009 à Munich, par douze sociétés basées en Europe, au Proche-Orient et en Afrique du Nord. Les installations prévues sont censées fournir à terme jusqu’à 15% de la consommation d’électricité de l’Europe.

Dans un communiqué, UniCredit a indiqué qu’elle prenait part à Desertec en devenant actionnaire de la société DII, qui chapeaute le projet, sans pour autant préciser le niveau de sa participation. Pour sa part, Intesa Sanpaolo a annoncé, dans un communiqué, qu’elle rejoignait Desertec en tant que « partenaire associé et sponsor». DII se trace pour objectifs de définir d’ici fin 2012 les grandes lignes de Desertec: emplacement des installations, financement, répartition approximative entre solaire et éolien. Parmi les principaux initiateurs allemands du projet figurent le réassureur Munich Re, les groupes d’énergie EON et RWE ou encore Deutsche Bank. D’autres groupes ont, par la suite, rejoint le projet comme les italiens Enel Green Power et Terna, le français Saint-Gobain ou encore l’espagnol Red Electrica.

Zones désertiques au potentiel de développement endogène assez limité.

La technologie Haute Tension en Courant Continu permettrait à une seule ligne électrique de transférer de très grandes capacités (équivalente à la puissance électrique totale installée du Maroc) sur de longues distances. Ce n'est qu'avec cette technologie que le transport d'électricité renouvelable d'Afrique du Nord vers un marché Euro-méditerranéen intégré pourrait se faire moyennant des pertes en lignes limitées.  En stabilisant les réseaux électriques à leurs points extrêmes, le recours à ce type de transfert, efficient à grande échelle, faciliterait également l’intégration locale d’énergies éoliennes disponibles aussi bien en Afrique du Nord que sur le continent Européen. L’intégration de ces ressources éoliennes à une échelle régionale serait d’autant plus justifiée que leurs distributions saisonnières, en termes de pics de productions, s’avèrent être complémentaires. Alors qu’en Europe, la production éolienne maximale est en hivers, les ressources éoliennes alizées du Sahara atteignent leurs pics de production en été. Cette période coïncide par ailleurs à une consommation électrique accrue des pays Euro-méditerranéens. De ce fait, tout en intégrant un projet de développement durable d'une échelle significative sur le continent Africain, cette demande énergétique estivale pourrait être satisfaite par le biais d'énergies renouvelables non carbonées, générées et transférées à des prix compétitifs. Les perspectives du Projet Sahara Wind développées au niveau de la façade Atlantique du continent Nord Africain balayée par les vents alizés, sonts complémentaires aux initiatives européennes envisagées depuis dans la région Euro-méditerranéenne. La pertinence ainsi que le rôle catalytique des technologies solaires à développer à travers plusieurs initiatives régionales ont par ailleurs été soulignées lors de la présentation du Projet Sahara Wind au Parlement Européen dès l'année 2002. En termes de rendement économique, le Projet Sahara Wind d'une puissance éolienne de plus de 5000 MW déployée en tranches successives permettrait de valoriser des zones désertiques au potentiel de développement endogène assez limité. La ressource éolienne des plateaux Sahariens qui s'étendent sur une côte de plusieurs milliers de kilomètres, nécessitera encore quelques années avant d'être évaluée avec plus de précisions. Elle représente dès à présent l'une des grandes ressources éoliennes au monde, à ce stade encore inexploitée. La taille de cette zone, les caractéristiques des vents alizés ainsi que la proximité géographique de ce gisement éolien par rapport aux marchés Nord Africains et Européens combinés offrent des perspectives de développment durable très prometteuses pour la région.

Maroc Sud: Un meilleur rendement énergétique

La production annuelle d'électricité éolienne pouvant être produite à partir de parcs éoliens densément agencés dans des régions ventées peut atteindre 0.1 à 0.15 TWh/km² [Tezlaff]. Au sud du Maroc une densité de seulement 7 MW/km² de puissance installée suffirait à produire 0.028 TWh/km² par an. Puisqu'une densité d'aérogénérateurs plus élevée tends à affaiblir la productivité globale d’un parc éolien, la disponibilité de vastes espaces désertiques pour de grands projets éoliens intégrés permettrait d’utiliser un espacement optimal entre aérogénérateurs favorisant ainsi un meilleur rendement énergétique. Etant donné que la côte desertique du Maroc jusqu'au Sénégal s'étend sur plus de 2000 kilomètres, une densité de moins de 2.4MW/km² de puissance installée sur une partie de ce territoire, suffirait en principe à produire plus de 1000 TéraWatt/heure par an. Cette production serait équivalente à près de la moitié de la consommation en électricité de l'ensemble des pays de l'Union Européenne (2300TWh). Ce potentiel, s'il est exploité comme décrit ci-dessus, ne peut être utilisé sur place, car il représente plusieurs dizaines de fois les besoins cumulés en électricité des pays d'Afrique du Nord. De plus, les centres de populations pouvant engendrer une consommation électrique significative sont concentrés dans des villes situées à plus d'un millier de kilomètres de cette zone. De ce fait, afin d'avoir accès à ce gisement d'énergie renouvelable, seules des technologies permettant des  transferts de capacités électriques très importantes (de l'ordre de plusieurs Giga-Watts) sont actuellement disponibles sur le marché. Ces technologies permettent de limiter les pertes en ligne ainsi que les décalages en phases du courant alternatif sur de longues distances. Les volumes de transferts possibles par le biais de lignes haute tension en courant continu ne sont pas adaptés à l'échelle des besoins électriques que l'on trouve actuellement en Afrique du Nord.