Dakar. Les organisateurs du 11ème Forum social mondial (FSM), qui se tient du 6 au 11 février à Dakar, ont dénoncé mardi les violences et les provocations des éléments du "Polisario", avec le soutien d'activistes espagnols, contre les journalistes et les militants de la société civile marocaine. "Nous dénonçons ces violences et ces provocations", a affirmé le président du comité d'organisation du FSM, Buuba Diop, interrogé lors d'une conférence de presse sur les violences physiques commis contre les journalistes et les participants marocains par des éléments du "Polisario". Il a également dénoncé les entraves à la liberté d'expression et les interdictions, devenues maintenant régulières, faites à la presse marocaine d'accéder aux salles et aux amphitrites de l'université de Dakar, qui abritent des ateliers et des débats sur la question du Sahara. Il a expliqué que le FSM est un espace de débat et de dialogue démocratique, ouvert à tous les participants et à toute la presse. "La violence n'est pas permise en aucun cas et la liberté d'expression est garantie à tous", a affirmé de son côté Taoufik Ben Abdellah, secrétaire du forum social africain et membre du comité d'organisation du FSM. Il a ajouté qu' "aucun groupe ne peut limier l'expression de l'autre". M. Benabdellah a assuré que les organisateurs allaient prendre des mesures de sécurité supplémentaires pour prévenir de tels actes qui constituent une entorse à la Charte du FSM, garantissant la libre expression de tous les participants. Des activistes du "Polisario", épaulés par plusieurs espagnols, ont empêché, mardi et pour la deuxième journée consécutive, plusieurs acteurs de la société civile et des journalistes marocains d'accéder à la salle où ils devaient animer un débat sur le Sahara. Plusieurs marocains, dont des femmes, ont été agressés par une milice privée mobilisée par les séparatistes. La délégation marocaine a dénoncé dans un communiqué ces agissements anti-démocratiques et appelé les organisateurs à assumer leurs responsabilités en à garantir la sécurité de tous les participants. (MAP)
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Création du Mouvement féminin de soutien aux séquestrés de Tindouf
Dakar. Une nouvelle structure de soutien aux Marocains séquestrés dans les camps de Tindouf, dans le sud algérien, a vu le jour mardi à Dakar, en marge du 11ème forum social mondial (FSM). Cette nouvelle structure, baptisée "Mouvement féminin de soutien aux séquestrés des camps de Tindouf", s'engage à développer l'information sur la situation des séquestrés à Tindouf, à sensibiliser et à mobiliser l'opinion publique internationale sur le calvaire enduré par ces personnes, qui sont retenues contre leur gré et dans des conditions inhumaines par les milices du "Polisario" et leur soutien, l'Algérie. Se présentant comme un mouvement pacifique de femmes et d‘hommes mobilisés en solidarité envers les femmes et les enfants séquestrés dans les camps de la honte à Tindouf, ce nouveau cadre est ouvert aux militants des associations, des ONG, des syndicats et des partis politiques. Selon ses statuts, adoptés lors d'une assemblée constitutive, le mouvement œuvre pour faire reconnaitre le véritable statut des séquestrés dans les camps de Tindouf, en étant des personnes retenues contre leur gré et non des "réfugiés" comme le laisse croire la machine de propagande du "polisario" et de l'Algérie. "C'est un mouvement où les membres marcheraient d'un seul et même pas porté par un même enthousiasme et fraternité solidaire, unis par un même objectif porteur d'un seul message : Plus jamais Tindouf", lit-on dans ces statuts. Le mouvement s'engage aussi à défendre les droits de femmes dans tous les pays. Plus d'une centaine de citoyens des provinces du sud, dont plusieurs femmes, font partie de la délégation des acteurs de la société civile marocaine qui se trouve à Dakar pour participer au FSM.(MAP)
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