L'Observateur a été le premier journal congolais a avoir dénoncé de graves violations des droits de l'homme perpétrés par le Polisario au camp de Tindouf au Sud de l'Algérie. La visite de la délégation des journalistes congolais dans la région du Sahara Marocain a été l'occasion de confirmer ce que nous avons toujours écris au sujet du drame que connaissent les séquestrés de ce " camp de la mort ". Face aux journalistes congolais, trois anciens détenus du camp de Tindouf, M. Chérif Mohamed, président de l'ONG " Lumière et justice ", Semlali Aabadila, président de l'association " Arrai " et M. Bhou ont fait des témoignages émouvants sur les conditions carcérales inhumaines vécues dans les geôles de ce camp. Ils ont dénoncé aussi les graves violations des droits de l'homme qui sont perpétrées dans ce lieu de détention. M. Chérif a déclaré avoir créé son association dans le but " de faire la lumière sur le sort tragique des centaines de personnes disparues dans les geôles du Polisario, pour démasquer les pratiques inhumaines du Polisario (tortures, enlèvements…pendant cette période coloniale". Il a souligné avoir perdu beaucoup des siens : " j'ai décidé de consacrer mon temps pour essayer de poursuivre en justice les auteurs de ces crimes, de ce système totalitaire". Il a affirmé qu'il était emprisonné dans un cachot très étroit, dans lequel il était obligé de faire tous ses besoins sur place. " Je regrette autant d'années passées dans la prison ". " Lorsqu'on lui demande si il est satisfait d'être libre, il répond sans ambages : " personnellement, je ne suis pas satisfait des années que j'ai endurées de toute ma jeunesse que j'ai perdue. J'aurais pu être satisfait si j'étais venu au Maroc en pleine forme pour pouvoir servir ma patrie". Mais, il a poursuivi en disant : " je suis satisfait parce que je continue à consolider et à renforcer la place de la population de ma région du Sahara, dans le Maroc d'aujourd'hui. C'est pourquoi, je milite pour que les régions sarahaouies aient une place qui leur échoit dans ce Royaume ". Il a souligné qu'il n'est pas contre les autres régions, mais le renforcement de sa région ne peut que susciter "un écho favorable pour d'autres régions M. Chérif Mohamedl a conclut en disant : " Nous sommes disposés à tourner la page de ce passé noire, ce passé sombre qui nous a séparé pour aller vers un avenir vers lequel nous sommes tous unis pour le bien-être de tous".